Mercredi 25 mars 2020

Douce dingue aux arômes de l’Hérault, mon intraveineuse ; la folie injectée dans tes rires, je la garde précieusement pour les nuits d’orages.


Je t’aime furieusement ; dans l’effervescence des verres de cola que tu bois, dans l’ivresse dedans laquelle je me noie, dans la fumée des clopes et des joints, dans les lunes d’argents ; voix éraillées, confinées enrhumées. Trois-cents kilomètres plus loin ou au fin fond de l’Asie, affalées dans les mêmes lits, ronflants dans tes bras pendant tout un été, dans les tasses de café trop sucré, dans tes gestes félins, tes feulements indistincts. Je t’aime furieusement, dans l’amidon des pâtes, dans les souvenirs militants, dans les déménagements incessants, sur les berges de La Bouille, dans les gâteaux vinaigrés, dans les piles de bouquins. Je t’aime furieusement.


Douce dingue aux arômes de l’Hérault, mon intraveineuse ; bienvenue au club.

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