01 avril 2020

Avril, un mot qui tinte joyeusement à l’oreille, annonciateur du printemps… Mais comme vous le savez, ce dernier est annulé. J’ai plongé le museau dans mes vieux carnets et y ai glané les graines que je semais par le passé. À défaut d’inspiration, collectons des gangrènes.
Ensemble célébrons, la mort des saisons.

08 avril 2014
 » Des faisceaux lumineux substituent de notre regard l’essence de notre gaieté, nos balancements se veulent plus sauvages tandis que notre foie digère lentement l’orge et le houblon. Ta présence me manque, j’aimerais partager la beauté du monde à tes côtés. « 

12 avril 2016
 » Le soleil, encore, peinait à réchauffer nos corps fatigués. Les paupières trop lourdes se battaient vivement pour ne pas se refermer.
Joie exaltée, humeur changeante, sourire imposteur, sourire à l’absent. La peur mord l’échine, se nourrie de l’espoir. « 

10 avril 2017
 » Aux soupirs de l’hiver, le printemps caresse nos peaux de son soleil diaphane. Loin, la tristesse de l’an passé, il est aujourd’hui une ville où la pierre épaisse suinte des douces joies de toute sa blancheur. Des sourires à chaque coin de rue, la surprise de t’aimer sous les étoiles d’avril.
Enlaçons-nous encore, quelques centaines de fois dans les brumes de nos cigarettes, de l’aurore au crépuscule ; contemplons les fumées virevolter au-dessus de nos lits. Et si un jour leur opacité vient à nous étouffer, songeons simplement aux jolis mois de mai passés. « 

10 avril 2018
 » Déferlement de violence à Notre Dame des Landes, déploiement de milliers d’agents des forces de l’ordre pour expulser une centaine de civils aspirant simplement à créer un avenir différent. Exercice de violence hallucinant pour combattre celles et ceux qui proposent une alternative à la norme, acharnement d’hostilité pour souligner que les simulacres de liberté n’ont guère leur place en ce pays.
Et moi, pendant ce déferlement de haine qui inscrit une fois de plus combien nos dirigeant.e.s crachent sur les idéologies catégorisées comme minoritaires, j’ai le bon goût d’abriter en mon ventre un début d’ex-croissance de vie dont je ne veux pa
s. « 

05 avril 2019
Égarés
les mots en mouvement
égaré
l’émoi imminent
égaré
l’ami maintenant

quelque part.

Horizons assombris
arpenter l’aurore
solitaire aguerrie
aller sans un bruit

cueillir, cueillir encore
glaner, glaner toujours
les soupirs de l’été
assoupis, émiettés

et écrire, décrire enfin
l’aube des nouveaux matins.

01 avril 2020

Mais, si le printemps est absent, le grand ménage n’aura pas lieu.

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