19 mai 2020

Poem for F.

Dis-moi, quelles sont donc ces sordides brumailles,
Soudaines halenées dont enfin mon sommeil
Timidement jouit, lentement s’émerveille
Cette brèche infinie, où mes rêves s’émaillent ?

Les thrènes ont cessé d’engourdir mes entrailles
Et ni le vil tocsin, ni le chant des corneilles
Ne viendront bourdonner, si brille ce soleil
Sur mon front fiévreux, de rayons en pagaille.

J’appréhende pourtant les instants à venir
L’aphasie du passé comme seul souvenir
Une page froissée comme seul lendemain.

Dis-moi, quel est donc cet incendiaire émoi,
Qui se joue de mon cœur, qui maintenant m’étreint ?
Tendre auteur de mes nuits, tu me laisses sans voix.

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2 commentaires sur “19 mai 2020

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