Porte des Lilas

Mâchoire dentelée
Où stagne la bile
S’échappe interstices
D’incisives aiguisées

Je croque les mots
Et me casse les dents
Ecriture sybilline
N’est point synonyme
Aux neiges diaphanes

Lourdes clématites
Sous le poids de l’hiver
S’épanchent parcelles
Porte des Lilas

Accueille mon spleen
Dans les conduits rongés
De tunnels insalubres
Terriers kérosène

Et nichée sous les combles
Ou chaque quai de gare
J’attends impatiente
La morsure de l’aurore

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