03 avril 2021

Il est bientôt sept heure, carcan de l’aurore où l’on demande aux bien-séant.e.s de se lever pour emplir leur énième tâche routinière, point du ménage de printemps que l’on s’entende car après tout que cela soit au printemps ou bien en plein mois d’août les habitats seront tout aussi poussiéreux, ce ne sont guère trois toiles d’araignées en moins qui feront de ce logis un écrin immaculé pour de futurs perquisiteur.euse.s, d’ailleurs celles dans le coin s’appelle Sophie, et l’autre Ophélie.

Ces filandreuses n’avaient guère de noms avant que je ne les sauve. Suaves et indociles, elles respectaient pourtant ce troisième confinement avec brio, tissant firmament après firmament, le céleste à leurs yeux, l’inatteignable depuis la baignoire quand nous aspirions à un lendemain dérisoire. Oh my, oh my sweet spiders.

Quand je vois les champs d’orties que Victor n’a guère atteint il m’est impossible de penser que cet homme ait réellement essayé. Moi je sais les cueillir sereinement ces herbes méchantes, moi je sais les mâcher. Faut pas croire qu’un artiste de la sorte n’ait fait que les admirer. Il faut les saisir dans les mains, les apprivoiser comme un renard ( c’est trop facile ), les porter en couronne !

Il est désabusé Victor, faut le comprendre aussi , c’était Guernesey, c’était les barricades, c’était le Panthéon et beaucoup trop de chants pour des sourds. Mais qui nous comprend nous, dans l’ivresse stupide des lendemains ?

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